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Face au gel, l'orge de printemps semée à l’automne est l'espèce la plus à risque

La présence d'une couche de neige permet de protéger les cultures du froid.

Grâce au phénomène physiologique d’endurcissement, les céréales d’hiver peuvent avoir une résistance au gel importante en cours de tallage.

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À la suite des épisodes froids et neigeux des dernières semaines, Arvalis rappelle que « les céréales d’hiver sont capables d’ajuster leur métabolisme pour faire face au gel grâce à l’endurcissement au froid ». Ce processus physiologique long s’acquiert progressivement et atteint son maximum au début ou au milieu du tallage, puis se perd.

L’institut technique précise : « L’endurcissement commence dès lors que la température moyenne journalière est inférieure à 10-15°C et s’achève en moyenne au bout de quatre semaines. La résistance acquise est d’autant plus importante que la température est proche de 0°C. » Les dégâts d’un épisode froid sont donc plus importants si une gelée brutale est précédée de températures douces.

Le triticale et le seigle sont plus résistants

Arvalis indique d’ailleurs que toutes les céréales à paille ne présentent pas la même sensibilité au gel. Il liste : « L’orge de printemps semée à l’automne est l’espèce la plus à risque. Viennent ensuite l’avoine, le blé dur, l’orge d’hiver et le blé tendre. Le triticale et le seigle sont potentiellement les céréales les plus résistantes au gel. » Selon Arvalis, le blé peut résister à des températures de –15°C à –20°C. Par ailleurs, les variétés sont plus ou moins sensibles aux basses températures et font preuve d’une rapidité d’endurcissement variable.

En cas d’humidité dans le sol, le gel peut avoir une action mécanique et conduire à un déchaussement des racines. « Ce sont les semis d’orges de printemps réalisés vers le 15 décembre qui ont pu être les plus exposés à ce risque, car la levée coïncide avec la période froide enregistrée ces jours-ci », rappelait au début de janvier 2026, Arvalis en Poitou-Charentes.

Il est à noter que les éventuels dégâts liés au gel (rougissement, voire jaunissement des feuilles, port flasque…) apparaissent quelques jours après le coup de froid.

Effet positif du froid sur les bioagresseurs

Il ne faut en outre pas négliger l’effet potentiellement positif de ce climat froid sur les bioagresseurs (maladies et ravageurs). Ce peut-être notamment le cas sur pucerons, dont les populations s’étaient maintenues assez longtemps jusqu’en décembre avec les températures douces.

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